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Plaintes pour maltraitance aux seniors en 2009
Le Vif Belga Politique » Bxl: plus de cent dossiers ouverts au SEPAM sur plaintes pour maltraitance aux seniors en 2009 .
Bxl: plus de cent dossiers ouverts au SEPAM sur plaintes pour maltraitance aux seniors en 2009
(Belga) Le Service bruxellois d’Ecoute pour Personnes Agées (SEPAM) créé en janvier 2009, a ouvert en un an plus de cent dossiers à la suite de plaintes pour maltraitance, a affirmé vendredi le secrétaire d’Etat bruxellois Emir Kir.
Chargé de l’Action sociale à la Commission communautaire française de Bruxelles, Emir Kir a été interpellé au parlement francophone bruxellois par Fatoumata Sidibé (MR) à propos de la lutte contre la maltraitance des personnes âgées. Selon la députée, on estime que 15% des personnes âgées de plus de 75 ans sont victimes de maltraitance dont une majorité sont vécues à domicile. En Wallonie, a -t-elle ajouté, l’agence « Respect seniors » a observé en 2009, que dans 10% des situations évoquées par l’appelant, on parle de violences physiques. La majorité des victimes étaient des femmes (67%) âgées entre 70 et 90 ans. A Bruxelles, au SEPAM, c’est dans 25% des cas, la personne âgée, victime de maltraitance qui recourt au service. Il s’agit surtout de personnes du quatrième âge et de femmes (dans 75% des cas), a précisé M. Kir. Dans 66% des cas, l’appel concerne une personne placée en institution. Les types de maltraitance les plus souvent rencontrés sont les soins insuffisants, le défaut d’attention, les difficultés de cohabitation avec la famille, la malversation financière et des négligences dans l’administration des médicaments, ainsi que la maltraitance physique et l’agressivité. (OSN)
Source: Belga
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Journée internationale des droits de la femme
Les droits des femmes au cœur du parlement
Stéphanie Bocart
Mis en ligne le 08/03/2010
Parlement régional, Cocof et VGC dédient leur séance des 5 et 12 mars aux droits des femmes. Une proposition d’ordonnance est déposée.
Comme chaque année depuis 1977, le 8 mars est consacré « Journée internationale de la femme ». Et si les femmes ont vu, à force de ténacité, leur condition s’améliorer quelque peu, les acquis restent toutefois très fragiles et les avancées à concrétiser très nombreuses. Aujourd’hui encore, 70 % des femmes demeurent confrontées à la violence au cours de leur vie; l’accès aux marchés du travail et à une profession décente reste limité pour les femmes (en 2008, la population active comptait ainsi 52,6 % de femmes pour 77,5 % d’hommes); une femme sur cinq peine pour s’en sortir financièrement en Belgique;
C’est parce que les parlementaires bruxelloises, tous partis démocratiques confondus (majorité et opposition, francophones et néerlandophones), se savent « privilégiées » qu’elles ont à cÅ“ur de profiter de leur statut pour relayer au sein de leur assemblée – Cocof, VGC et parlement régional bruxellois – les combats de toutes les femmes.
Initiée sous la législature précédente (2004-2009), la « Quinzaine des femmes » consiste à dédier, ces vendredis 5 et 12 mars, les séances plénières de chaque assemblée bruxelloise à la thématique de la femme et de ses droits. « Cette Quinzaine est une opportunité récurrente pour nous, femmes et hommes parlementaires, de pointer les carences persistantes en matière d’égalité hommes-femmes et d’idientifier les combats à poursuivre », explique Céline Frémault, chef de file du CDH au parlement bruxellois et cheville ouvrière de la Quinzaine des femmes. « C’est un peu une « vigilance femmes » à travers ce parlement, même si nous ne voulons pas un rôle de gendarmettes, mais c’est un rôle nécessaire et utile », estime-t-elle. Et d’insister : « Il s’agit aussi d’associer à ce processus autant les hommes que les femmes afin qu’ils puissent s’inscrire dans cette perspective ». Mais au-delà , surtout, la Quinzaine constitue « la ligne de départ pour d’autres actions parlementaires, des initiatives législatives, des forums et des partenariats avec le secteur associatif », souligne la députée CDH.
Cette Quinzaine est le fruit de tout un travail mené en aval par les députées bruxelloises. « Depuis deux mois, nous nous sommes réunies entre nous afin de cibler les thématiques sous l’angle du genre sur lesquelles on souhaitait interpeller les ministres compétents. Dans un second temps, nous avons déposé ensemble une proposition d’ordonnance sur le genre relative à la création d’un cadre légal pour la politique de l’égalité hommes-femmes en région bruxelloise, en accord avec le secrétariat de Bruno De Lille (Groen !) (lire ci-contre) », se félicite Céline Frémault.
Que dit cette proposition ? Que chaque ministre et secrétaire d’Etat présente annuellement, à l’occasion de la discussion des notes du budget général, les actions, mesures, projets qui concourent à la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes; que pour chaque projet d’acte législatif et réglementaire, chaque ministre ou secrétaire d’Etat établit un rapport d’évaluation de l’impact du projet sur la situation respective des femmes et des hommes; ou encore que chaque ministre ou secrétaire d’Etat veille à ce que les statistiques que les services publics bruxellois et les organismes d’intérêt public bruxellois produisent, collectent et commandent soient ventilées par sexe.
Violences conjugales, lutte contre les mariages forcés, lutte contre la pauvreté, prévention et santé des femmes, formation, sport au féminin, mutilations génitales, les interpellations des députées brassent le plus largement possible les champs inhérents à la condition féminine.
Ainsi, « si on a une série d’avancées sur le plan formel, on est loin d’avoir gagné quoi que ce soit sur le plan culturel au niveau des représentations », s’exprime Céline Delforge, députée Ecolo. « Il y a même carrément un recul puisqu’il existe des mouvements ouvertement anti-féministes qui entendent bien renvoyer les femmes à leurs casseroles. Dans l’espace public, il convient donc au moins de combattre la publicité sexiste qui véhicule des comportements et stéréotypes d’une vision de l’homme et de la femme totalement inadmissible. Le pouvoir public doit donc aussi pouvoir à un moment donné changer la culture », défend-t-elle.
Pour Elke Van Den Brandt (Groen !), « cette initiative n’est pas un luxe, c’est une nécessité de se battre pour les femmes ». Fatiha Saïdi (PS) enchaîne : « Cette Quinzaine n’est pas le conclave des pleureuses, mais bien une façon de mettre en avant toutes les ressources que les femmes peuvent déployer, en ce compris dans des situations de précarité extrême ». Quant à Fatoumata Sidibé (MR), elle résume : « Un slogan me tient à cÅ“ur : « Dites-moi quels droits vous accordez à vos femmes et je vous dirai comment va votre démocratie ». Les femmes sont les baromètres de notre société et, partant, sont un indicateur à suivre à la trace ».
Pénurie de grands logements
http://www.lalibre.be/actu/bruxelles/article/561841/penurie-de-grands-logements.html
St. Bo.
Mis en ligne le 10/02/2010
Interpellé hier en commission du Logement du parlement bruxellois par la députée Fatoumata Sidibé (FDF), le secrétaire d’Etat au Logement Christos Doulkeridis (Ecolo) a dressé un état des lieux du manque de logements pour les familles nombreuses en région bruxelloise. Ainsi, alors que 30 000 ménages sont en attente d’un logement social, 15 % des demandes en attente concernent les logements de 3 chambres. Or, ces logements représentent près d’un quart (22 %) des logements occupés dans le patrimoine existant. Idem pour les logements de 2 chambres qui représentent 40 % de l’offre et 28 % de la demande. « Le manque se fait davantage apparent au niveau des logements de 4 chambres et plus », rapporte encore Christos Doulkeridis. De fait, « 11 % des demandes pour un logement social concernent ce type de logement alors que le patrimoine ne comprend que 4 % de logements de cette catégorie ». Par ailleurs, « il manque des logements d’une chambre puisque 47 % de la demande concerne ce type de biens qui représentent 33 % de l’offre existante ».
Autre élément qui intervient dans la diminution de l’offre de grands logements : les travaux de rénovation structurelle. Ainsi, entre 1989 et 2007, on note une régression de 835 logements de 3 chambres; de 11 logements de 4 chambres et de 12 logements de 5 chambres, « soit un total de 858 logements en moins de 3 chambres et plus ».