Archive pour la catégorie ‘Interventions parlementaires’
numéro vert crimes d’honneur et les mariages forcés.
Parlement francophone bruxellois
Question orale à Emir KIR, Ministre de l’Action sociale et de la Famille – 9 juin 2010
Concerne : mise en place d’un numéro vert dans le cadre de la lutte contre les crimes d’honneur et les mariages forcés.
Monsieur le Ministre,
La problématique des mariages forcés est un sujet délicat et encore tabou. Peu de statistique, peu de plainte et pourtant, cette problématique constitue une réalité inquiétante en Belgique, même si l’ampleur de ce phénomène est difficile à évaluer.
Lors des débats qui se sont déroulés récemment à l’occasion de la journée de la femme j’ai déjà eu l’occasion de vous interpeller sur cette problématique. J’avais souligné combien les témoins, les proches et les associations restaient démunis face à l’insuffisance de structures de prévention, d’accueil, d’accompagnement, d’hébergement et de protection. J’avais souligné également l’importance de mettre en place des dispositifs d’information à destination des familles, des pères, des frères, des oncles mais également d’accompagner les jeunes filles en situation d’urgence. En effet, bien souvent, elles ne savent pas à qui s’adresser pour échapper à ces pratiques et obtenir protection et sécurité.
A cet égard, si je me réjouissais des initiatives prises par la cocof concernant cette problématique, vous m’aviez répondu que pour répondre aux situations d’urgence, les jeunes filles en détresse pouvaient toujours s’adresser au numéro vert mis en place dans le cadre des violences conjugales, ligne téléphonique lancée dernièrement à l’initiative commune de la Cocof de la Région wallonne et de la Communauté française.
Après plus de deux années d’effort et de négociations, l’association Insoumise et dévoilée a annoncé lors d’une conférence de presse le 3 juin, la mise en place d’un numéro vert « SOS mariages forcés – Crimes d’honneur »Â 0800 23 243.
Accessible 24h sur 24, le numéro vert est géré par une dizaine de bénévoles qui ont été confrontées de près ou de loin par cette problématique. Pour cette association la mise en place d’une telle ligne spécialisée sur la problématique des mariages forcés est essentielle et constitue une étape indispensable pour donner davantage d’efficacité et d’échos à la lutte contre les mariages forcés perpétrés au nom de traditions séculaires. Cet outil a bien sûr un coût.
Je souhaiterais demander à  Monsieur le Ministre :
1)   S’il a connaissance de cette initiative?
2)   Quelle est son opinion à cet égard ?
3)   Est-ce qu’il la soutient ? Compte-t-il la soutenir, le cas échéant ?
Je vous remercie pour vos réponses.
lutte contre la maltraitance des personnes âgées.
Parlement francophone bruxellois
Interpellation de Fatoumata SIDIBE, députée MR-FDF, à Emir KIR, Ministre de l’Action sociale et de la Famille et à Benoît CEREXHE, Ministre de la santé
Concerne : lutte contre la maltraitance des personnes âgées.
Monsieur le Ministre,
De nos jours, force est de constater que l’image de la vieillesse n’est guère positive. Elle est souvent perçue comme synonyme de vulnérabilité, d’isolement, de solitude, de précarité, de dépendance. Par ailleurs, les personnes âgées sont également perçues comme un poids pour la société, notamment en termes de pension et de soins de santé.
L’allongement de l’espérance de vie, grâce au progrès de la médecine et l’amélioration des conditions de vie a pour conséquence que le vieillissement de la population, déjà bien amorcé aujourd’hui, poursuit sur sa lancée.
Ainsi, en Europe, les plus de 65 ans représentent environ 16 % de la population. En Belgique, on compte près de 1.700.000 personnes de plus de 65 ans, soit plus de 16% de la population totale. En 2030, d’après les estimations de l’Institut national des statistiques, un Belge sur quatre aura plus de 65 ans.
La diversité sur le marché de l’emploi.
Interpellation de Monsieur Benoît Cerexhe, Ministre chargé de l’Economie et de l’Emploi
2 juin 2010
Concerne :    La diversité sur le marché de l’emploi.
Monsieur le Ministre,
Les discriminations à l’embauche constituent malheureusement toujours une réalité pour un certain nombre de personnes et ce, malgré l’adoption d’un certain nombre d’instruments législatifs et la mise en place de mesures en vue d’accroître la diversité sur le marché de l’emploi.
Ainsi, en 2008, parmi les 1700 dossiers traités par le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, un sur cinq concernait une discrimination liée à l’emploi. Celle-ci représente donc une part non négligeable de l’ensemble des signalements traités par l’organe fédéral et elle démontre l’ampleur de la situation. D’autant plus qu’il faut signaler que ces chiffres ne reflètent pas la réalité, puisque certaines personnes ne portent pas toujours plainte par peur ou parce qu’elles ne savent tout simplement pas à qui s’adresser.
Accompagnement des femmes d’origine étrangère
Parlement Régional Bruxellois
Interpellation de Fatoumata SIDIBE à Bruno de LILLE, Ministre chargé de la Politique d’Egalité des Chances et à Benoît CEREXHE, Ministre en charge de l’Emploi – 12 mars 2010
Concerne : l’accompagnement des femmes d’origine étrangère ou issues de l’immigration.
Depuis les années nonante, on assiste à une féminisation croissante des migrations. Pour des raisons diverses (conflits armés, pressions intégristes, lois inégalitaires et sexistes, pauvreté, violences, …), les femmes migrent de manière indépendante.
Elles sont issues de la première et seconde génération d’arrivantes, primoarrivantes.
Elles sont jeunes ou plus âgées, de nationalité belge ou étrangère, analphabètes ou universitaires, dans les centres fermés, émargent du CPAS, avec ou sans emploi, étudiantes ou en formation, célibataires, mariées, veuves, divorcées, mères, chef de familles monoparentales. C’est la diversité qui caractérise ces femmes.
Elles sont plurielles, par leur parcours migratoire, leur culture, leurs origines, leurs convictions religieuses ou philosophiques. Il est donc important de ne pas mettre un accent inapproprié sur la femme musulmane. Elle est une des composantes de la communauté des femmes immigrées en Belgique. Lire la suite de cette entrée »
L’application du principe d’égalité entre les hommes et les femmes dans les organismes publics de la COCOF
Interpellation jointe de Fatoumata SIDIBE à Benoît CEREXHE, Ministre chargé de la Fonction Publique, concernant l’application du principe d’égalité entre les hommes et les femmes dans les organismes publics de la COCOF – 5 mars 2010.
Le compte rendu complet est disponible ici
Je vois dans ce débat entamé, le signe de la vitalité de notre démocratie.
Ces dernières années, la question de l’immixtion du religieux dans l’espace public est revenue avec plus d’acuité.
Devons-nous accepter, dans les espaces publics, le port de signes convictionnels, en particulier ici du voile au nom de la tolérance, de l’ouverture, du multiculturalisme et de la liberté d’expression ? Ou au contraire devons-nous l’interdire au nom de la neutralité, du respect de l’égalité entre les hommes et les femmes, de l’émancipation ?
Santé de la reproduction et virginité
Parlement Francophone Bruxellois
Demande d’interpellation de Fatoumata SIDIBE à MM Emir Kir, Ministre chargé de l’Action sociale et de la Famille , Benoît CEREXHE, Ministre chargé de la Santé – 5 mars 2010.
Le compte rendu complet est disponible ici
Concerne : Santé de la reproduction et virginité
En novembre 2008, le Groupement des Gynécologues Obstétriciens de Langue Française de Belgique (GGOLFB) rendait public un sondage effectué en 2007 auprès des membres du Groupement. On peut notamment y lire que :
« Sur les 254 réponses reçues, on relève qu’au cours de l’année 2007, les membres du GGOLFB ont été confrontés à 377 refus d’examen exprimés par la patiente, 344 refus d’examen exprimés par un proche de celle-ci, 310 demandes de certificats de virginité et 238 demandes de réfection d’hymen ainsi que 8 demandes d’excision/infibulation ont été sollicitées auprès des gynécologues sondés ».
Les mutilations génitales féminines
Parlement Francophone Bruxellois
Interpellation de Fatoumata SIDIBE, députée MR-FDF, à Emir KIR, Ministre chargé de l’Action sociale et de la famille – 5 mars 2010
Concerne : les mutilations génitales féminines
Le compte rendu complet est disponible ici
Pratiquées essentiellement en Afrique subsaharienne et dans la péninsule arabique, les mutilations génitales féminines ont été définies par L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme étant « toutes les interventions aboutissant à une ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme et/ou toute autre lésion des organes génitaux féminins pratiquée à des fins non thérapeutiques ».
Depuis quelques années la Belgique accueille de plus en plus femmes victimes qui sont originaires de pays qui pratiquent l’excision.
Une première estimation préliminaire du nombre de femmes excisées en Belgique et du nombre de filles à risques a été faite sur base des registres de la population et des étrangers. Au 1er janvier 2002, on dénombrait 2.745 femmes excisées en Belgique, et 534 filles et fillettes risquaient de subir pareille intervention.
Ces chiffres ne tiennent pas compte des demandeurs d’asile, des femmes sans domicile légal, ou des femmes qui avaient obtenu la nationalité belge. En 2007 en Communauté française, 280 filles sont nées dans des familles provenant de pays pratiquant l’excision.
En 2007, un sondage réalisé par le GGOLFB auprès de 254 membres du groupement révèle que 8 demandes d’infibulation ont été formulées cette année là . Plusieurs médecins (gynécologues et urologues) ont déjà été confrontés à des demandes d’excision de la part de parents pour leurs enfants.
Les mariages forcés
Parlement Francophone Bruxellois
Demande d’interpellation de Fatoumata SIDIBE à Emir KIR, Ministre chargé de l’Action sociale et de la Famille – 5 mars 2010
Le compte rendu complet est disponible ici
Concerne : les mariages forcés
En Belgique, en 2004, la Direction de l’Egalité des Chances a réalisé une étude sur les mariages forcés intitulée : « Le mariage : un choix pour la vie ? » ; une enquête sur les aspirations et attentes des jeunes envers le mariage ». Cette enquête, menée par l’UCL à la demande de la Communauté française, portait sur 1200 élèves (de 15-18 ans) à Bruxelles, Liège et Charleroi.
Elle a révélé que 23% des jeunes interrogés ont reconnu être concernés de près ou de loin par le phénomène des mariages forcés.
Une enquête menée en 2007 par Michèle Waelput, professeur de psychopédagogie, auprès de 270 étudiants (70% de filles et 30% de garçons) de l’enseignement supérieur de deux hautes écoles à Mons confirmait ce constat inquiétant.
A la question « les mariages forcés existent-ils encore », 52% des élèves ont répondu souvent et très souvent. 14,81% ont déjà eu connaissance d’un ou plusieurs mariages forcés dans leur entourage. 23,88 % ont répondu connaître des cas de mariages forcés chez leurs amis ou connaissance.
Selon cette enquête, les filles les plus touchées sont originaires des zones géographiques suivantes : l’Afrique du Nord (41%), l’Afrique Noire (22%) et l’Asie (28%).
Les raisons invoquées : 26% traditions, 23% obligation familiale, 20% raisons religieuses, 14% régularisation de papiers.
Depuis lors, d’autres études ont-elles été menées ou sont-elles en cours ? Nous combattons mieux ce que nous connaissons. Disposer de chiffres permettra de contrer ceux qui pensent qu’il s’agit d’un phénomène marginal. Lire la suite de cette entrée »
L’information à destination des séniors
Question orale adressée à Monsieur Emir Kir, Ministre en charge de l’action sociale et de la famille concernant l’information à destination des séniors – 3 mars 2010
L’information à destination des seniors
Le compte rendu complet est disponible ici
L’information à destination des personnes âgées doit certainement constituer une priorité. Dans le deuxième cahier du Rapport bruxellois sur l’état de la Pauvreté 2008, « Pauvreté et vieillissement », publié par l’Observatoire de la Santé et du Social à Bruxelles, il ressortait déjà que l’information était trop peu accessible et que la communication entre les services et les usagers était mal adaptée.
Prise en charge du VIH/sida et certaines croyances religieuses
Assemblée réunie de la Commission Communautaire Commune
Interpellation de Fatoumata SIDIBE, Député MR-FDF, à Benoît CEREXHE et Jean-Luc VANRAES, Ministres en charge de la Santé – 11 février 2010.
Concerne : la prise en charge du VIH/sida et certaines croyances religieuses
Le compte rendu complet est disponible ici
En mai 2006, le Centre régional du Libre Examen et le Siréas (Service International de Recherche, d’Education et d’Action Sociale) organisaient – avec la collaboration du service des Maladies infectieuses CHU – St Pierre et du Centre Exil (Centre Psycho-médico-social pour personnes demandeuses d’asile) – un colloque sur le thème « Pratiques religieuses, pratiques de soins, diversités sexuelles dans le contexte de l’épidémie du VIH ». Tout au long de son déroulement, patients vivant avec le VIH, anthropologues, sociologues, philosophes, psychologues, leaders religieux, tradipraticiens, médecins et infirmiers spécialisés dans la prise en charge du VIH, pédopsychiatres, membres d’associations des communautés de base, travailleurs sociaux, avaient entamé un dialogue croisé afin d’éclairer les réalités auxquelles font face les personnes vivant avec le VIH/Sida, notamment celles issues de l’immigration.
Des constats particulièrement alarmants sur le terrain lors de la prise en charge du VIH/sida, ont été mis en exergue par les acteurs de la santé (médecins, travailleurs sociaux, associations).
En effet, les équipes ont été confrontées ces dernières années à la multiplication des situations de refus d’observance thérapeutique :
- Le refus des femmes enceintes de prendre un traitement anti-retroviral (médicament par voie orale pendant la grossesse, perfusion pendant l’accouchement ou la césarienne) pour éviter la transmission du virus au futur bébé ;
- Le refus de la mère ou des parents d’administrer le traitement préventif au nourrisson pendant la période recommandée durant les 6 premières semaines de vie ;
- Le refus de la mère ou des deux parents d’administrer ou de superviser l’administration du traitement antiviral à leur enfant séropositif ;
- Le refus exprimé aux soignants de poursuivre l’administration du traitement à l’enfant séropositif ;
- Le constat par les soignants de l’arrêt du suivi médical d’un enfant, qui ne vient plus en consultation. Il est apparu après enquête, que l’enfant ne fréquentait pas un autre service spécialisé du pays, et que dans certains cas, il était rapatrié dans le pays d’origine.
Pour certaines de ces situations, il s’est avéré que ni la persuasion, ni les entretiens individuels psychologiques, ni la résolution de situations sociales difficiles ou le travail multidisciplinaire n’ont abouti à la prise des traitements.