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	<title>Fatoumata Sidibe &#187; Cartes blanches</title>
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	<description>Ecrivain, peintre, femme politique</description>
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		<title>Haro sur les violences à l’encontre des femmes</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Dec 2011 16:06:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Cartes blanches]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous trouverez ci-dessous ma contribution à l’occasion du 25 novembre « Journée internationale pour l&#8217;élimination de la violence à l&#8217;égard des femmes ».
LA FEUILLE DE FATOUMATA
25 novembre « Journée internationale pour l&#8217;élimination de la violence à l&#8217;égard des femmes ».
Haro sur les violences à l’encontre des femmes
Des chiffres qui tuent.
Des chiffres qui s’égrènent et tombent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;">Vous trouverez ci-dessous ma contribution à l’occasion du 25 novembre « Journée internationale pour l&#8217;élimination de la violence à l&#8217;égard des femmes ».</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">LA FEUILLE DE FATOUMATA<br />
25 novembre « Journée internationale pour l&#8217;élimination de la violence à l&#8217;égard des femmes ».<br />
Haro sur les violences à l’encontre des femmes</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;">Des chiffres qui tuent.<br />
Des chiffres qui s’égrènent et tombent dans la banalité.<br />
Des chiffres qui font les colonnes des faits divers.<br />
Des chiffres qui écrasent, comme des obus, l’autre moitié de l’humanité.<br />
Des chiffres qui nous montrent régulièrement la barbarie sans nom perpétrée près de chez nous.<br />
Un fléau qui n’épargne aucune partie du monde, aucune classe sociale, aucune culture, aucune religion.<br />
Un éventail d’atrocités difficile à dresser tant l’inventivité en la matière est sans bornes.<br />
Un mal qui menace les femmes dans leur vie même parce qu’elles sont femmes.<br />
La violence envers les femmes, (puisqu’il faut l’appeler par son nom), première cause de mortalité dans le monde pour les femmes de 15 à 44 ans, déclare la guerre à une femme sur cinq.<br />
Elles n’en meurent pas toutes mais toutes sont frappées par l’oppression du système patriarcal qui institue un rapport inégalitaire entre les femmes et les hommes. La proie est pourchassée et parfois mise à mort. Au nom de quoi ? Du sexisme, de la misogynie, des traditions, de l’honneur, des dérives religieuses.<br />
Plus d’espoir, partant plus de joie.<br />
L’histoire nous apprend qu’en de telles injustices, de nombreuses femmes payent de leur vie, pour défendre leurs droits. Ainsi, le 25 novembre 1960, en République dominicaine, les trois soeurs Mirabal, passèrent de vie à trépas, sauvagement assassinées sur les ordres du dictateur Rafael Trujillo. Depuis, les défenseurs des droits des femmes voient sans indulgence l’étendue de la pandémie et célèbrent une journée contre la violence sexiste. Le 17 décembre 1999, l’Assemblée générale de l’ONU a proclamé le 25 novembre « Journée internationale pour l&#8217;élimination de la violence à l&#8217;égard des femmes ».<br />
Une journée symbolique pour inviter gouvernements, organisations internationales et non gouvernementales à organiser des activités pour sensibiliser l’opinion au problème.<br />
Une journée pour secouer haut et fort les consciences.<br />
Une journée pour manifester et dénoncer le tsunami de violences qui s’abat sur les femmes, sans trêve ni répit.<br />
Une journée pour se lever, pour clamer collectivement notre révolte et dire « ça suffit ! »<br />
STOP ! Stop au nom de toutes les femmes discriminées, asservies, spoliées, humiliées, battues, opprimées, mariées de force, contraintes à la polygamie, mutilées, brûlées, enfermées, prostituées, exploitées, harcelées, insultées, séquestrées, vendues, violées, lapidées, vitriolées, assassinées, au quotidien, en temps de guerre comme en temps de paix, dans le secret du domicile, au travail comme dans les rues.<br />
Pour dire, dans un concert de voix unanimes, que des millions de femmes vivent quotidiennement sous le régime de la terreur.<br />
Pour dire que nous sommes toutes des victimes potentielles.<br />
Pour dire que les femmes continuent de résister individuellement et collectivement, qu’elles ne veulent plus être mises à genoux. Qu’elles se lèvent, luttent, résistent, se libèrent, réclament leurs droits à l’intégrité physique et psychique, à la liberté, à la dignité, à la sécurité, à l’égalité, au respect de leur vie, de la vie.<br />
Pour dénoncer la multiplication des atteintes aux droits des femmes par les fondamentalistes et extrémistes de toutes étiologies.<br />
Pour dire assez de ce silence qui nous cantonne tous les jours dans la violence la plus extrême !<br />
Pour dire que la violence sexiste tue mais le silence qui l’entoure tue aussi.<br />
Pour dire assez d’abandons, de reculades, de belles promesses, de mesures ponctuelles.<br />
Pour dire que les violences envers les femmes sont des guerres silencieuses qui détruisent des sociétés sur des générations entières.<br />
Pour dire que la violence à l’égard des femmes n’est pas un problème des femmes mais des hommes, que c’est le rôle des hommes dans la violence qui doit être remis en question.<br />
Pour dire que c’est vers les auteurs des violences que la stigmatisation doit être transférée et non sur les femmes victimes, que « la honte doit changer de camp ».<br />
Qu’il est bon que les bourreaux s’accusent et que la société les accuse.<br />
Que les coupables qui se livrent à de tels actes sont indignes et que quel que soit le mauvais diable les poussant, ils n’en ont aucun droit, puisqu’il faut parler net. Violenter une femme, quel crime abominable !<br />
Qu’il faut que le coupable soit poursuivi, expie son forfait, soit pris en charge et soigné.<br />
Qu’il faut que la justice soit accessible à toutes, soit plus cohérente et plus juste.<br />
Pour dire que selon que l’on soit homme ou femme, les jugements ne vous rendront pas blanc ou noir.<br />
Une journée pour rappeler que dénoncer ne suffit pas. Qu’il faut aussi travailler à changer les mentalités. Le combat pour l’égalité entre les filles et les garçons, contre les violences de genre doit commencer à l’école. Déconstruire des idées reçues, remettre en cause les stéréotypes sexistes et les discriminations, identifier les oppressions et les enfermements pour mieux les combattre, libérer la parole, éduquer, informer, généraliser les animations à la vie éducative, relationnelle, affective et sexuelle dans tous les établissements scolaires, aller partout où la société renforce les stéréotypes de genre, garantir l’accueil et la prise en charge efficace de toutes les victimes, la poursuite et la prise en charge efficace des auteurs, la formation et la sensibilisation des acteurs de première ligne : voilà le combat indispensable à mener !<br />
Pour dire que la violence conjugale a un coût pour la collectivité, que des études démontrent qu’investir dans la prévention plutôt que dans le curatif et la répression permet de réduire les dépenses, qu’il faut allouer aux associations des moyens financiers et humains suffisants et pérennes permettant de développer un travail multidimensionnel et sur le long terme.<br />
Une journée pour rappeler qu’il y a encore tant de défis à relever en matière d’accueil d’urgence, d’hébergement, de suivi post hébergement, d’accès au logement, d&#8217;insertion socioprofessionnelle, d’individualisation des droits, etc.<br />
Une journée pour rappeler que nous devons mobiliser toutes les énergies pour que toutes les victimes, quel que soit leur statut légal, puissent être entendues, accueillies, prises en charge par des services compétents, protégées, aidées afin qu’elles puissent se reconstruire, reformuler un projet de vie et le mener à bien.<br />
Une journée pour crier qu’il est temps de faire de la lutte contre les violences faites aux femmes, une priorité nationale. C’est une question de santé publique.<br />
En Belgique, des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années en matière d’écoute, d’accueil, d’aide, d’accompagnement psychologique et juridique mais cela n’est rien à côté du chemin qui reste à parcourir pour que nos soeurs, nos filles, nos mères, nos amies et nous-mêmes puissions vivre en sécurité, être respectées, reprendre confiance en nous et devenir pleinement actrices de nos vies. Parce que nous le valons bien !<br />
Fatoumata Sidibé<br />
Députée bruxelloise, Présidente de la commission Affaires sociales du Parlement francophone bruxellois, cofondatrice et ex-présidente du Comité belge Ni Putes Ni Soumises, auteure et artiste peintre.<br />
</span><a href="http://www.fatoumatasidibe.be"><span style="color: #000000;">www.fatoumatasidibe.be</span></a></p>
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		<title></title>
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		<pubDate>Fri, 12 Nov 2010 18:50:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cartes blanches]]></category>

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		<description><![CDATA[Prise de Position du Réseau d’Action pour la Promotion d’un Etat Laïque
Les assises de l’interculturalité ou la négation de l’universalisme laïque au profit du différentialisme culturel
La carte blanche est accessible ici
Sans surprise, les Assises de l’interculturalité viennent d’accoucher d’un volumineux rapport qui, en ce qui concerne la gestion de la diversité des convictions religieuses, privilégie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;">Prise de Position du Réseau d’Action pour la Promotion d’un Etat Laïque</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong><a href="http://www.le-rappel.be/FR/?Les-assises-de-l-interculturalite" target="_blank">Les assises de l’interculturalité ou la négation de l’universalisme laïque au profit du différentialisme culturel</a></strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>La carte blanche est accessible <a href="http://www.le-rappel.be/FR/?Les-assises-de-l-interculturalite" target="_blank">ici</a></strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Sans surprise, les Assises de l’interculturalité viennent d’accoucher d’un volumineux rapport qui, en ce qui concerne la gestion de la diversité des convictions religieuses, privilégie clairement l’approche multiculturelle et différentialiste. D’entrée de jeu, il est ainsi précisé que les trois principes fondamentaux dans une société démocratique que sont l’égalité entre citoyens, la lutte contre le racisme et la xénophobie, et l’égalité de l’homme et de la femme, « ne sont effectivement pas absolus, ils coexistent avec d’autres principes, ce qui parfois entraîne la nécessité d’une mise en balance. ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span id="more-1940"></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’école<br />
Concernant les cours dits « philosophiques », le comité de pilotage souligne à juste titre que « cette organisation séparée a pour inconvénient d’empêcher une connaissance des différentes traditions et, a fortiori, le dialogue entre elles. Or les citoyens d’une société pluraliste et interculturelle ne doivent pas seulement connaître leur propre tradition, mais aussi celle de l’autre – y compris la tradition laïque ». Il s’empresse cependant de préciser qu’il « ne met pas en cause leur utilité dans la structuration spirituelle des élèves à l’intérieur de leur propre tradition convictionnelle », et se borne à suggérer l’introduction d’un cours spécifique, voire d’un réaménagement des cours généraux. Un voeu pieux, de toute évidence. Le R.A.P.P.E.L. préconise quant à lui le remplacement des cours de morale et de religion par un cours commun où tous, sans distinction aucune, se trouveraient rassemblés autour d’un projet essentiel : celui de faire de chacun un citoyen libre et responsable et une conscience autonome douée d’esprit critique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Concernant les signes religieux à l’école, « le Comité de pilotage préconise la liberté généralisée du port de signes convictionnels par les élèves pour les trois dernières années de l’enseignement secondaire, et l’interdiction complète jusqu’aux trois premières années du niveau secondaire. ». Désormais, si l’on suit les recommandations du Comité de pilotage, il sera donc interdit aux établissements scolaires d’interdire le port de signes religieux aux élèves dans l’enseignement secondaire supérieur. Ce faisant, le Comité de pilotage inflige un véritable camouflet aux nombreuses directions d’écoles qui ont résolu d’interdire totalement les signes religieux suite aux difficultés importantes qu’elles rencontraient sur le terrain. Ces directions d’école avaient pourtant adopté une décision claire, précise, efficace et porteuse d’égalité entre tous et toutes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le Comité se prononce également en faveur de l’autorisation des signes religieux dans l’enseignement supérieur, laissant ainsi supposer que l’interdiction desdits signes serait inacceptable même pour de futurs enseignants. Le métier d’enseignant exige pourtant le respect de la neutralité telle que définie dans le décret du même nom, notamment en s’abstenant de témoigner en faveur d’un système religieux…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Concernant le calendrier des congés scolaires, le Comité de pilotage plaide pour l’adoption d’un système déjà d’application en Flandre, qui donne droit aux élèves à une absence justifiée pour participer à des jours de fête «  inhérents à la conviction religieuse de l’élève telle qu’elle est reconnue par la Constitution ». Si le Le R.A.P.P.E.L. souscrit à l’idée de congés « flottants » dans la sphère professionnelle, il estime en revanche que le calendrier scolaire doit valoir pour tous, quelles que soient les convictions religieuses des uns et des autres, et qu’il ne saurait donc être question de congés différenciés. Une position contraire est non seulement difficilement gérable, mais rigoureusement anti-laïque.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les accommodements dits « raisonnables »<br />
Comme on pouvait s’y attendre dès lors que l’appel à projets lancé auprès des institutions et des associations susceptibles d’être partenaires des Assises prévoyait notamment que « les projets introduits doivent promouvoir l’accommodement raisonnable », le Comité de pilotage invite à étudier plus avant les éventuels avantages et inconvénients qu’offrirait l’extension du concept d’aménagements raisonnables, tel qu’il est défini dans la loi du 10 mai 2007, afin que ces aménagements ne concernent plus seulement les personnes handicapées, mais qu’ils puissent aussi être appliqués à d’autres situations, notamment celles liées à la conviction religieuse ou philosophique. ». C’est introduire une confusion regrettable entre une situation de handicap, que la personne n’a pas choisie et dont elle ne peut se débarrasser des effets pendant le temps où elle exerce ses fonctions professionnelles, et les convictions religieuses. Rappelons que le principe des accommodements raisonnables fait obligation à l’employeur (qui peut être l’Etat) de tenir compte des convictions religieuses de l’employé qui en fait la demande, sous peine d’être accusé de discrimination religieuse. Même si certaines conditions sont censées encadrer cette pratique, il est aujourd’hui patent qu’elle mène à accorder un surcroît de légitimité à des revendications présentées comme religieuses, parfois au détriment de principes fondateurs tels que l’égalité des sexes ou l’égalité entre les citoyens. Le R.A.P.P.E.L. s’oppose donc fermement à l’introduction des accommodements raisonnables dans le système législatif belge.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La neutralité de la fonction publique<br />
Le Comité de pilotage se positionne « en faveur d’une autorisation généralisée du port de signes convictionnels pour tous les agents de la fonction publique (peu importe qu’ils soient en contact ou pas avec le public), à l’exception d’une exigence de neutralité exclusive d’apparence aux seules fonctions qui disposent d’un pouvoir de coercition à l’égard des citoyens ou dont les décisions peuvent affecter de façon majeure leur existence. ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Outre qu’une telle formulation laisse non tranchée la question du port de signes religieux par les enseignants (au mépris de l’esprit des décrets « neutralité »), elle bat en brèche la nécessaire impartialité des agents des services publics, y compris dans leur apparence, laquelle est pourtant constitutive du service. De plus, la distinction proposée est un non-sens car elle serait, susceptible, effet incroyablement pervers, d’interdire l’égalité des agents pour des raisons de convictions personnelles, puisqu’ils ne pourraient accéder ou être promus à certaines fonctions, par exemple. Cette distinction serait en outre concrètement ingérable et source de multiples tensions au sein des services publics.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour le Comité de pilotage, seules les fonctions régaliennes (armée, justice, police) nécessitent une neutralité d’apparence.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le R.A.P.P.E.L. défend quant à lui la nécessité d’une stricte neutralité pour tous les fonctionnaires, agents de l’Etat et autres mandataires publics. L’indispensable neutralité de service ne peut faire l’impasse sur une neutralité d’apparence, qui est un préalable symbolique incontournable.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Conclusion<br />
D’une manière hélas prévisible compte tenu de sa composition, le rapport du Comité de pilotage des Assises de l’interculturalité évacue totalement le principe de séparation du religieux et du politique, desquels découlent logiquement l’exigence de stricte neutralité de la fonction publique et le refus de toute immixtion du religieux dans la sphère institutionnelle, en ce compris à l’école. En lieu et place, il propose d’institutionnaliser le différentialisme culturel par le biais des accommodements raisonnables. Le R.A.P.P.E.L. déplore que ce faisant, les Assises de l’interculturalité aient fait la sourde oreille aux multiples voix qui s’élèvent dans la société belge, mais aussi partout dans le monde, pour rappeler que vivre ensemble ne se construit pas par une politique différentialiste qui relativise les acquis fondamentaux des démocraties modernes, mais par l’affirmation d’un socle commun de valeurs et de principes non négociables, parmi lesquels l’égalité de droits et de devoirs, quels que soient notre sexe, notre origine ethnique ou nos convictions.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour le R.A.P.P.E.L.,<br />
Yvan Biefnot<br />
Farouk Boustami<br />
Dominique Celis<br />
Elie Cogan<br />
Catherine François<br />
Sophie François<br />
Nadia Geerts<br />
Lara Herbinia<br />
Philippe Schwarzenberger<br />
Fatoumata Sidibé<br />
Larissa Van Halst<br />
Georges Verzin<br />
Willy Wolsztajn</span></p>
<p><span style="color: #000000;"> </span></p>
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		<title>Pour une remise en question de principe du financement public des cultes</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Oct 2010 13:45:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Prise de Position du Réseau d&#8217;Action pour la Promotion d&#8217;un Etat Laïque
 Pour une remise en question de principe du financement public des cultes
Les récentes affaires qui ont entaché l’Eglise catholique ont suscité diverses réactions du monde politique. Le MR s’est déclaré, par la voix de Denis Ducarme, pour l’instauration d’un impôt philosophiquement « dédicacé ». [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><span style="color: #000000;">Prise de Position du Réseau d&#8217;Action pour la Promotion d&#8217;un Etat Laïque</span></em></p>
<p><strong><span style="color: #000000;"><a href="http://nadiageerts.over-blog.com/ext/http://www.le-rappel.be/FR/" target="_blank"> Pour une remise en question de principe du financement public des cultes</a></span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;">Les récentes affaires qui ont entaché l’Eglise catholique ont suscité diverses réactions du monde politique. Le MR s’est déclaré, par la voix de Denis Ducarme, pour l’instauration d’un impôt philosophiquement « dédicacé ». Ecolo a quant à lui annoncé son intention de redéposer une proposition datant de 2001 réclamant un financement équitable et transparent des cultes [1]</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour le R.A.P.P.E.L., ces propositions sont insuffisantes, car elles ne mettent pas en question le principe même du financement public des cultes, incompatible avec le principe de laïcité de l’Etat dont nous réclamons l’inscription dans la Constitution belge et les textes légaux des entités fédérées.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un impôt « dédicacé », s’il permettrait certes une répartition plus juste du budget alloué aux cultes, ne changerait rien au principe selon lequel une part des contributions de chaque citoyen est dévolue au financement des cultes reconnus. Et il en va de même pour tout autre mécanisme se bornant à modifier la clé de répartition du budget des cultes. Ceci constitue une indéniable entorse à la laïcité de l’Etat, dès lors que :</span></p>
<p><span style="color: #000000;">le principe de séparation des Eglises et de l’Etat implique nécessairement que ce dernier ne finance pas les cultes, sauf éventuellement pour ce qui est de l’entretien du patrimoine architectural de ceux-ci, considéré comme d’utilité publique. L’adhésion à un système de pensée se réclamant d’une religion ou de l’athéisme relève d’un choix éminemment privé, dont l’Etat n’a pas à assurer les frais. Qui plus est, si le financement public des cultes pouvait se justifier à une époque où ceux-ci remplissaient une fonction sociale incontestable, il n’en va plus de même aujourd’hui.<br />
Le financement public des cultes ne concerne que les cultes reconnus. Or, de plus en plus de nos concitoyens ne se reconnaissent ni dans une des religions reconnues, ni dans la laïcité organisée. En reconnaissant certains cultes et pas d’autres, l’Etat en privilégie certains, ce qui peut être considéré comme une forme de discrimination et est en contradiction avec le principe de laïcité que nous défendons.<br />
Le R.A.P.P.E.L. préconise une &laquo;&nbsp;mise à plat&nbsp;&raquo; du système actuel ( de reconnaissance et de financement des cultes et de la laïcité organisée) afin de répondre à la question fondamentale suivante : pourquoi un Etat devrait-il reconnaître des cultes ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un Etat neutre ou laïque doit se borner à garantir la liberté de culte et à veiller à ce que les cultes ne s’immiscent pas dans l’espace institutionnel qui est le sien.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le R.A.P.P.E.L. estime en conséquence que l’activité cultuelle ne devrait pas être financée par la collectivité, mais uniquement, pour chaque culte ou communauté de pensée, par ses adeptes et en direct, sans aucune intervention de l’Etat. Ce qui n’exclut pas le financement public de certaines activités organisées par des associations religieuses ou non-confessionnelles, mais ayant un intérêt public avéré.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans le même esprit et pour les mêmes raisons, le R.A.P.P.E.L. estime qu’il faut ouvrir le débat relatif aux cours dits « philosophiques ». Ceux-ci, qui constituent une part non négligeable du budget des cultes, contreviennent également au principe de laïcité : l’école officielle n’a pas à dispenser d’instruction religieuse – sur laquelle elle n’a d’ailleurs aucun moyen de contrôle -, mais à permettre à chaque élève de devenir un citoyen libre et responsable, doté des connaissances et des compétences lui permettant d’exercer son esprit critique. Une proposition similaire a d’ailleurs été émise dans le rapport de l’AWSA publié dans le cadre des assises de l’interculturalité : « Remplacer ou compléter les cours de religions par des cours d’histoire des religions et/ou de philosophie qui regrouperaient les élèves actuellement divisés par confession. » [2]. Et les pédagogues s’accordent par ailleurs à dénoncer comme une carence de notre système d’enseignement le fait que les élèves sortant du secondaire n’ont aucune connaissance en philosophie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Autant un cours commun à tous a sa place au sein de l’enseignement officiel, cours où seraient non seulement enseignés le fait religieux, mais aussi la démarche philosophique et la formation à la citoyenneté, autant la transmission du dogme n’y a pas sa place.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette proposition a tout autant sa place dans l’enseignement libre subventionné, dès lors qu’il fonctionne grâce aux deniers publics.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour le R.A.P.P.E.L,</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Philipp Bekaert<br />
Yvan Biefnot<br />
Farouk Boustami<br />
Dominique Celis<br />
Gisèle De Meur<br />
Pierre Efratas<br />
Sophie François<br />
Nadia Geerts<br />
Lara Herbinia<br />
Claude Javeau<br />
Michèle Peyrat<br />
Philippe Schwarzenberger<br />
Fatoumata Sidibe<br />
Jamila Si M’Hammed<br />
Sam Touzani<br />
Larissa Van Halst<br />
Georges Verzin<br />
Willy Wolsztajn</span></p>
<p><span style="color: #000000;">notes:<br />
[1] </span><a href="http://web4.ecolo.be/?Les-ecologistes-demandent-depuis"><span style="color: #000000;">http://web4.ecolo.be/?Les-ecologistes-demandent-depuis</span></a></p>
<p><span style="color: #000000;">[2] « Religions et droits des femmes originaires du monde arabe »</span></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Cours accéléré de laïcité à l’usage de l’Eglise catholique</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Oct 2010 13:43:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Prise de position du Réseau d&#8217;Action pour la Promotion d&#8217;un Etat Laïque
Cours accéléré de laïcité à l’usage de l’Eglise catholique
On connaît la formule de Victor Hugo « L’Etat chez lui, l’Eglise chez elle ». Et il semblerait que l’Eglise catholique, tout en ferraillant par ailleurs durement pour lutter contre la séparation des Eglises et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><span style="color: #000000;">Prise de position du Réseau d&#8217;Action pour la Promotion d&#8217;un Etat Laïque</span></em></p>
<p><strong><span style="color: #000000;"><a href="http://nadiageerts.over-blog.com/ext/http://www.le-rappel.be/FR/" target="_blank">Cours accéléré de laïcité à l’usage de l’Eglise catholique</a></span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;">On connaît la formule de Victor Hugo « L’Etat chez lui, l’Eglise chez elle ». Et il semblerait que l’Eglise catholique, tout en ferraillant par ailleurs durement pour lutter contre la séparation des Eglises et de l’Etat, ait eu à cœur d’appliquer la formule à la lettre – mais, comme on le verra plus loin, en en travestissant profondément l’esprit ­-, s’agissant des nombreuses affaires de pédophilie qui la secouent.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La semaine dernière en effet, les évêques annonçaient la création d’un centre d’accueil pour les victimes d’abus sexuels au sein de l’Eglise. Un centre d’accueil qui aurait notamment pour mission de faire le tri entre les affaires prescrites et celles qui ne le seraient pas. Une manière de poursuivre par d’autres voies la politique menées jusqu’ici en la matière ? On sait en effet combien l’Eglise a toujours privilégié, dans ces affaires ô combien gênantes, la politique de l’entre-soi : on couvre l’affaire, on l’étouffe, éventuellement en achetant le silence des victimes ou en protégeant charitablement les coupables des affres de la justice des hommes. Rappelons que la commission Adriaenssens constituait déjà une tentative de privilégier la gestion interne des affaires d’abus sexuels au sein de l’Eglise, et que les perquisitions finalement effectuées au siège de cette commission avaient déclenché une levée de boucliers des autorités religieuses.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Il était donc plus que temps que l’on rappelle à l’institution religieuse que cette séparation entre l’Eglise et l’Etat – qu’elle est par ailleurs si encline à décrier – ne signifie en aucun cas le droit pour l’Eglise de mettre en place une justice parallèle : qu’ils soient hommes de Dieu ou non, les coupables de crimes et délits ont à en rendre compte devant la justice des hommes, et toute entrave posée à cette dernière est elle-même coupable. Il est regrettable que cette mise au point ait dû être faite non seulement vis-à-vis des autorités ecclésiastiques, mais encore vis-à-vis du ministre de la Justice Stefaan De Clerck (CD&amp;V) qui, après être resté longtemps étrangement silencieux face à des faits pourtant avérés, n’est sorti de son mutisme que lorsque celui-ci lui a été reproché, et encore pour déclarer souhaiter étudier les conditions d’une coopération entre le centre d’accueil des victimes et la justice. Les procureurs généraux ont clairement refusé toute collaboration avec ce centre, réaffirmant le primat de la justice dans le traitement des dossiers de pédophilie au sein de l’Eglise.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans ce contexte, les dernières déclarations de Benoît XVI prennent tout leur sel : celui-ci a en effet profité d’un discours dans une maison de repos londonienne pour demander de « respecter la vie quels que soient l’âge ou les circonstances », martelant que « La vie est un don unique, à chaque stade, de la conception jusqu’à la mort naturelle, et c’est Dieu seul qui donne et qui reprend ». Plus grave, toujours au Royaume-Uni, il a lancé un appel aux « infidèles », comparant les incroyants aux nazis en déclarant, citant nommément Hitler, que « L’exclusion de Dieu de la religion et des vertus associées conduit à des choses terribles ». Il a poursuivi en affirmant que le respect des valeurs traditionnelles était menacé par « les formes agressives de la laïcité ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Manifestement, l’Eglise catholique a encore quelques difficultés à conceptualiser la notion de séparation des Eglises et de l’Etat. Le R.A.P.P.E.L. rappelle à cette occasion que la laïcité n’est rien d’autre que la séparation du droit et de la foi, les lois devant donc être les mêmes pour tous, quelles que soient les convictions particulières de chacun. Ce qui implique le refus de toute immixtion du religieux dans la sphère du droit. Dans cette perspective, le fait que l’Eglise organise une forme de justice interne ne constitue en rien une forme particulièrement aboutie de séparation, mais au contraire un inacceptable empiètement de l’autorité religieuse sur les compétences dévolues à l’Etat, et à lui seul, ce que la laïcité a précisément pour fonction d’empêcher.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Un principe manifestement mal assimilé par l’Eglise catholique, aujourd’hui encore.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Philipp Bekaert<br />
Yvan Biefnot<br />
Dominique Celis<br />
Elie Cogan<br />
Gisèle De Meur<br />
Sophie François<br />
Nadia Geerts<br />
Hugo Godoy<br />
Lara Herbinia<br />
André Nayer<br />
Philippe Schwarzenberger<br />
Michèle Peyrat<br />
Fatoumata Sidibé<br />
Jamila Si M’Hammed<br />
Georges Verzin<br />
Willy Wolsztajn</span></p>
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		<title>Des signes religieux dans les bureaux de vote ?</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Oct 2010 13:40:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cartes blanches]]></category>

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		<description><![CDATA[Prise de position du Réseau d&#8217;Action pour la Promotion d&#8217;un Etat Laïque
Des signes religieux dans les bureaux de vote ?
Carte blanche publiée dans La Libre Belgique, le 06/07/2010
La séparation des Eglises et de l’Etat est l’un des fondamentaux de la démocratie moderne. Une séparation qui, en Belgique, reste bien mal assurée. Nous en avons eu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><em>Prise de position du Réseau d&#8217;Action pour la Promotion d&#8217;un Etat Laïque</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Des signes religieux dans les bureaux de vote ?</strong></span></p>
<p><a href="http://nadiageerts.over-blog.com/ext/http://www.le-rappel.be/FR/" target="_blank"><span style="color: #000000;">Carte blanche publiée dans La Libre Belgique, le 06/07/2010</span></a></p>
<p><span style="color: #000000;">La séparation des Eglises et de l’Etat est l’un des fondamentaux de la démocratie moderne. Une séparation qui, en Belgique, reste bien mal assurée. Nous en avons eu un nouvel exemple lors des élections fédérales du 13 juin dernier, où des signes religieux étaient présents dans l’enceinte même des bureaux de vote.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans l’un de ceux-ci, un crucifix décorait les murs, que la présidente du bureau a en outre refusé d’ôter. Or, la présence de signes religieux dans un bureau de vote contribue de toute évidence à « confessionnaliser » un espace qui, étant dévolu à la chose politique, devrait être protégé de toute immixtion du religieux. Les tribunaux, les administrations publiques, les écoles officielles et les bureaux de vote sont des lieux symboliques au sein desquels il est impératif que nul signe religieux ne puisse donner l’impression que le jugement, le suffrage, le service à l’usager ou l’instruction se font sous le regard d’un dieu. La présence d’un crucifix contrevient à ce principe.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans plusieurs bureaux de vote, à Bruxelles et à Liège, des assesseures, voire des présidentes de bureau, portaient en outre le voile islamique. Un voile qui, chez certaines, ne laissait voir que le visage, évoquant par là les tenues imposées aux femmes musulmanes dans certaines dictatures islamistes comme l’Iran. Et dans deux bureaux de vote, à Schaerbeek et à Saint-Josse, sur six membres du bureau, trois étaient des assesseures voilées.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Dans un contexte où des partis confessionnels se présentent au suffrage de l’électeur, et où le port du voile peut être interprété aussi bien comme un signe religieux que comme un signe politique, l’affichage d’un tel symbole ne nous paraît pas souhaitable. De la part de citoyens assermentés, il nous semble nécessaire d’exiger, tant dans l’apparence que dans le service rendu aux électeurs, une stricte neutralité quant à l’expression des convictions politiques comme religieuses.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Depuis 2004, année où le Ministre de l’intérieur de l’époque, Patrick Dewael, avait manifesté son intention d’interdire aux membres des bureaux de vote les « emblèmes de toute religion comme, à titre d’exemple, la croix chrétienne, la kippa juive ou le turban hindouiste », aucune disposition n’a été prise pour assurer la neutralité des bureaux de vote. Alors qu’en 2006, le ministre-président de la région bruxelloise, Charles Picqué, avait envoyé aux membres des bureaux de vote les instructions suivantes : « En vue de garantir la liberté de l’électeur dans son choix démocratique, la manifestation extérieure de toute forme d’expression politique, philosophique ou religieuse est interdite pour les membres des bureaux électoraux », il avait ensuite fait machine arrière, laissant la question du voile « à l’appréciation du Président du bureau ».</span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’une manière similaire à ce qui se passe sur le terrain scolaire, le politique s’est donc défaussé de sa responsabilité sur l’autorité locale (le président de bureau vs le chef d’établissement). Et aujourd’hui, il reviendrait donc à des présidentes de bureau elles-mêmes voilées d’évaluer si le port du voile par leurs assesseures blesserait ou non le principe de neutralité !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Nous estimons quant à nous qu’il est urgent d’adopter une disposition légale définissant les règles relatives à la neutralité dans les bureaux de vote, disposition fondée sur le refus de toute immixtion du religieux dans la sphère du politique à l’heure d’exercer nos choix citoyens.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour le R.A.P.P.E.L.<br />
Philipp Bekaert<br />
Yvan Biefnot<br />
Farouk Boustami<br />
Elie Cogan<br />
Gisèle De Meur<br />
Sophie François<br />
Nadia Geerts<br />
Lara Herbinia<br />
André Nayer<br />
Michèle Peyrat<br />
Philippe Schwarzenberger<br />
Fatoumata Sidibe<br />
Jamila Si M’Hammed<br />
Georges Verzin<br />
Willy Wolsztajn</span></p>
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		<title>« Je déclare que le voile est le symbole d’un projet politique totalitaire »</title>
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		<pubDate>Tue, 23 Mar 2010 15:27:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cartes blanches]]></category>

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		<description><![CDATA[CARTE BLANCHE
LE SOIR  mardi 23 mars 2010
lesoir.be
Vous pouvez télécharger le PDF de l&#8217;article ici

« Je déclare que le voile est le symbole d’un projet politique totalitaire » 
Moi, citoyenne belge de culture musulmane, originaire du Mali, un pays musulman à 90 % où la religion influence fortement les lois, règlements et différents aspects de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><a href="http://archives.lesoir.be/?action=nav&amp;gps=760276" target="_blank">CARTE BLANCHE</a><br />
LE SOIR  mardi 23 mars 2010<br />
lesoir.be</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez télécharger le PDF de l&#8217;article <a href="http://www.fatoumatasidibe.be/wp-content/uploads/2010/04/soir_20100323_brux_monde_16.pdf" target="_blank">ici</a><br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>« Je déclare que le voile est le symbole d’un projet politique totalitaire »</strong> </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Moi, citoyenne belge de culture musulmane, originaire du Mali, un pays musulman à 90 % où la religion influence fortement les lois, règlements et différents aspects de la vie quotidienne, où certaines coutumes et traditions rétrogrades perpétuent les discriminations à l’égard des femmes, où plus de 80 % des filles sont victimes des mutilations génitales, où la polygamie est légale, où les mariages forcés sont imposés aux jeunes filles, où en matière d’héritage, les femmes sont frappées du sceau de l’inégalité, où, dès le plus jeune âge, on apprend aux petites filles que leur destin est de souffrir, de se résigner, de se soumettre, de se marier, de faire des enfants et de faire honneur à la famille,</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Moi, qui suis issue d’un pays où l’intégrisme islamique gagne du terrain avec comme corollaire la prolifération du port du voile, où les avancées législatives en matière de droits des femmes se heurtent aux pressions des autorités musulmanes, au nom de la paix sociale, de l’unité nationale, de la préservation des valeurs sociales et religieuses maliennes qui confinent les femmes dans des statuts de citoyennes de seconde zone,</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Moi qui, comme tant de consœurs, ai eu la chance de m’épanouir et me réaliser en Belgique dans un espace de liberté que les femmes ont conquis par de longues et âpres luttes,</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare que l’immixtion du religieux dans l’espace public et le détricotage de la neutralité de l’Etat n’augurent rien de bon pour la démocratie et les droits des femmes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare que l’émancipation n’est pas un luxe réservé aux femmes occidentales, que l’égalité hommes/femmes n’est pas négociable, ajustable, en fonction des demandes, revendications de revendications culturelles, religieuses ou supposées comme telles émanant d’individus, de communautés, de groupes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare que de nombreuses femmes musulmanes dans le monde relient combat contre les intégrismes religieux et promotion de la laïcité. Elles savent que certains laxismes sonnent comme des glas pour elles qui luttent et risquent leur vie en Egypte, en Somalie, en Inde, en Iran, au Soudan, au Pakistan au Maroc, en Algérie, et ailleurs contre la polygamie, la lapidation, l’enfermement de leurs corps dans des linceuls ambulants, l’imposition du port du voile, la répudiation, l’excision, les crimes d’honneur.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Que dire à celles qui ont pris le chemin de l’exil et qui voient se reproduire sous leurs yeux un système de justice à la carte où, selon que vous soyez de telle ou telle confession, religion ou philosophie, les jugements de la cour vous rendent blancs ou noirs ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Peut-on, au nom de la tolérance, du relativisme culturel, du multiculturalisme, de la liberté de religion, demander à certaines femmes vivant dans nos pays d’avoir moins de droits ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare que le voile est le symbole de l’instrumentalisation des femmes au nom de la religion, d’un projet politique totalitaire qui sème la terreur dans certains pays, de la tentative d’asservissement, de mise sous tutelle de la femme, de la séparation des espaces féminins et masculins, une supercherie des fondamentalistes musulmans pour réaffirmer leur domination sur le corps des femmes et leurs libertés. Dans certains quartiers, les filles n’ont d’autre choix que de se voiler ou de faire attention à leur tenue vestimentaire pour ne pas subir les injures et le mépris de certains mâles auxquels on a appris que la vertu d’une femme est proportionnelle à la quantité de tissu qui la recouvre.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare qu’on atteint le summum de l’endoctrinement quand l’esclave intègre ses chaînes comme normales, lorsqu’elle ne peut plus penser autrement que par le prisme d’une société qui la convainc depuis la plus tendre enfance à travers les traditions, les cours de religion, les prêches que sa nature de femme la prédispose à occuper une position d’infériorité, de soumission. C’est cette même violence symbolique qui pousse les mères à infliger à leurs filles les violences comme le mariage forcé, les mutilations sexuelles génitales dont elles ont été elles-mêmes victimes.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare que toutes les femmes voilées ne sont pas soumises et que toutes les femmes qui ont les cheveux au vent ne sont pas libres et émancipées, mais que les filles et femmes, qui portent le voile par attachement culturel, conviction religieuse, ou parce qu’on leur interdit de le porter, n’enlèvent rien à la signification politique de ce voile sacralisé par les islamistes et imposé via un prosélytisme de procurateurs autoproclamés de Dieu. Celles qui avancent l’argument de « c’est mon choix » devraient avoir la décence et la « sororité » de reconnaître l’oppression de celles qui n’ont pas le choix.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare qu’en Europe, les offensives des islamistes contre les droits des femmes renforcent celles des partis conservateurs, de l’Eglise catholique, des lobbies religieux très puissamment implantés dans les nouveaux Etats membres et qui s’emploient à faire reculer les droits des femmes au sein de l’Union européenne. Leur mot d’ordre : revenir à l’ordre archaïque de hiérarchie patriarcale qui renvoie les femmes aux devoirs que leur dicte leur nature, à leurs sacro-saintes obligations terrestres dictées par les hommes assistés par Dieu le père, le fils et les Saints Esprits sexistes. Pas d’amen ! C’est là que la société doit intervenir au nom des droits humains !</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare que les conquêtes féministes en Occident n’ont pas été arrêtées dans leur marche pour l’émancipation par la peur de stigmatiser les Eglises opposées aux droits et aux libertés des femmes. Pourquoi l’islam serait-il soustrait à cette remise en question ? Ce qui est bon pour une religion ne le serait donc pas pour une autre ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare que la majorité des citoyens de culture musulmane vivent leur foi, quand ils en ont, en toute tranquillité, qu’ils n’en peuvent plus d’être essentialisés, considérés comme un groupe homogène dont chacun des membres partage la même façon de penser, de vivre, assignés à résidence dans « une communauté » par une minorité vagissante qui leur impose un terrorisme psychologique, parle en leur nom et qui bénéficie d’un surcroît de respectabilité de la part de certaines tribunes médiatiques et politiques.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare que le silence des intellectuels musulmans modérés est aussi assourdissant que la clameur des relativistes, des obscurantismes et d’une certaine classe politique qui se soucie plus de calculs électoralistes et d’enjeux de pouvoirs que de proposer un véritable projet démocratique de vivre ensemble.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare que la peur d’être qualifié de raciste a muselé bien des consciences, que nous sommes prêts à accepter l’intolérable par peur d’être taxés d’intolérance. Que d’abandons en reculades, nos valeurs démocratiques régressent.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Je déclare qu’il y a urgence à légiférer. A l’Etat de jouer son rôle de garant et de gardien des libertés fondamentales, où la liberté de croyance ou de non-croyance est garantie dans le respect des valeurs fondamentales grâce à un cadre juridique qui pose des balises. Je lance un appel aux progressistes de tous les partis, pour qu’ils unissent leurs voix pour ne pas reporter, dans les enceintes des parlements, les dix propositions déposées par le Mouvement Réformateur concernant le port de signes convictionnels – outre l’interdiction du port ostentatoire de signes d’appartenance dans les écoles relevant de la compétence du réseau officiel, les propositions déposées par le MR visent notamment à interdire aux parlementaires exerçant une fonction de représentation, personnes en charge de fonctions exécutives et prestataires de service public, préposés au guichet ou non, le port ostentatoire de signes convictionnels.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Faire de la politique, c’est faire des choix. Il est minuit moins cinq ! Il ne s’agit pas d’une offensive contre les religions. Il s’agit de remettre les religions à leur juste place c’est-à-dire dans la sphère privée, de faire le choix d’une société qui ne se fractionne pas en fonction des particularismes, mais qui s’unit sur des valeurs à vocation universelle.</span></p>
<p><em><span style="color: #000000;">Fatoumata Sidibé, députée bruxelloise FDF, ex-« Ni putes ni soumises »</span></em></p>
<p><span style="color: #000000;"><em>Avant d’être élue, l’année dernière, sur la liste FDF, députée bruxelloise, Fatoumata Sidibé était présidente du comité belge de Ni putes ni soumises (NPNS), actif depuis 2006, dont la mission première consiste à « promouvoir l’égalité des droits entre les hommes et les femmes ». Belge d’origine malienne, 46 ans, licenciée en communication et romancière, elle combat depuis longtemps « l’obscurantisme, la loi du silence, la violence faite aux femmes, la misogynie… ». Sa mère l’avait surnommée « poudre de piment ». Avant Ni putes ni soumises, Fathy, comme elle est surnommée, avait travaillé dans une boîte de communication, au Centre du Librex – « elle a l’intelligence et l’autonomie qu’il faut, c’est une femme plurielle qui sait se battre pour ses idées », selon le directeur, Denis Stokkink –, pour Médecins du monde, pour les magazines Demain le monde et Défi Sud… La contraception dans les milieux musulmans conservateurs, les viols qui cachent leur nom, le sexisme à l’école ont toujours été des combats à mener pour Fathy Sidibé. En lançant NPNS, elle déclarait : « Le féminisme est mort, vive le féminisme ! » De l’excision au port du foulard forcé, de l’entrisme islamique sur les campus aux violences conjugales, « tout est à faire », insistait-elle, rappelant que « la tolérance tue autant que le fanatisme. On ne peut pas tout tolérer au nom de Dieu ou de la Tradition ».<br />
</em></span></p>
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		<title>Cartes blanches</title>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 14:08:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/503255/raisonnables-les-accommodements.html
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span lang="FR"><a href="http://webmail.dommel.be/horde/services/go.php?url=http%3A%2F%2Fwww.lalibre.be%2Fdebats%2Fopinions%2Farticle%2F503255%2Fraisonnables-les-accommodements.html" target="_blank"><span style="font-size: xx-small; font-family: Verdana;">http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/503255/raisonnables-les-accommodements.html</span></a></span></p>
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